La commission de l’économie du Sénat, présidée par Jean-Paul Emorine (UMP – Saône-et-Loire), a examiné aujourd’hui le rapport d’information de Michel Magras (UMP – Saint-Barthélemy) portant sur le thème « Tourisme et environnement outre-mer ».
L'élu s’est intéressé spécifiquement aux deux départements antillais, la Guadeloupe et la Martinique, dont le tourisme traverse depuis plusieurs années une crise grave.
Après plus d’une vingtaine d’auditions à Paris et un déplacement d’une semaine sur place, il formule onze recommandations à destination des acteurs tant locaux que nationaux et principalement : « faire du tourisme la priorité en matière de développement économique ».
Les acteurs locaux ont, en effet, été longtemps peu soucieux de développer le tourisme, conclut-il. Il convient aujourd’hui que l’ensemble se mobilise, notamment pour élaborer une stratégie spécifique à chaque département.
En effet, si la défiscalisation a permis un essor du parc hôtelier antillais, elle a également eu des effets pervers.
Par ailleurs, ce même parc est aujourd’hui obsolète, largement en-deçà des standards internationaux. Il paraît donc indispensable d’ajuster le dispositif de défiscalisation dans le secteur hôtelier.
Le rapport souligne, par ailleurs, l’atout que constitue l’environnement pour le secteur touristique antillais.
Il ne s’intéresse pas simplement au développement du « tourisme vert » mais souligne l’importance de prendre en compte la dimension environnementale dans l’ensemble de la politique touristique.
A côté, par exemple, de la promotion des Antilles comme « îles vertes », Michel Magras relève la nécessité d’améliorer le cadre de vie, élément essentiel pour l’attractivité de ces destinations.
A la demande de la commission de l’économie, un débat aura lieu en séance publique à la fin du mois de juin sur le thème « Tourisme et environnement outre-mer ».
source: TourMag
















