Avec plus de 6 000 clients en 2010, les voyagistes du tourisme équitable se rapprochent des acteurs du commerce éponyme pour diversifier leur production et mieux répondre aux attentes grandissantes d’une clientèle jeune et active.
Ce marché de niche, qui concerne surtout les actifs de la classe moyenne, entre 25 et 50 ans, entend bien grandir avec l’aspiration populaire en faveur d’un tourisme plus « humaniste ».
Pour y parvenir, l’ATES participe très activement à la 11ème édition de la « Quinzaine du Commerce Équitable » qui se tient partout en France depuis le 14 mai dernier, sur le thème du « commerce équitable, bio et local pour une consommation équitable ».
Dans ce cadre, l’association organise ainsi à Paris, le 26 mai prochain, dans les locaux de la mairie du 18ème arrondissement, une première table ronde entre ses membres et les acteurs du commerce équitable, comme Alter Éco et Guayapi.
« Nous voulions provoquer la rencontre entre deux mondes qui se complètent sans se connaître, » explique ainsi Benoît Sebaut, chargé du développement à l’ATES. « Car cela permet à chacun d’élargir sa production et de diversifier son offre sans alourdir ses coûts. »
Le concept est bien connu des Français qui semblent l’apprécier beaucoup, si l’on en juge par le développement de l’œnotourisme, de la vinothérapie et des chambres ou des tables d’hôtes proposées par les agriculteurs français et les 700 fermes du réseau « Accueil Paysan », membre associé de l’ATES.
« Sans effort financier supplémentaire, » poursuit Julien Buot, coordinateur de l’ATES, en soulignant le caractère pédagogique de ces nouveaux produits : « Les gens sont encore méfiants vis-à -vis du commerce équitable et l’on pourra ainsi leur prouver que le voyage équitable est plus qu’un simple label. »
« C’est un partage d’expérience humaine » explique Sébastien Frasque, accompagnateur chez « Ça se visite », une association, membre associée de l’ATES, qui propose la découverte à pied ou en trottinette de la vie de quartier parisien, pour laquelle elle a obtenu le trophée Voyagesncf.com du tourisme responsable.

C’est le cas en Afrique du Sud, par exemple : « Ce pays est le premier à avoir créé un label tourisme équitable, » précise Benoit Sebaut, « Il propose aujourd’hui des lodges moyen de gamme, dans une plantation de thé rouge par exemple, mais son offre globale couvre aujourd’hui tous les niveaux de gamme. »
L’Afrique du sud est justement l’invitée d’honneur de la « Journée mondiale du Commerce Équitable », le deuxième événement sur lequel l’ATES communique fortement.
La manifestation, qui se tiendra le 1er juin prochain, dans les locaux de la Région Île de France, prévoit notamment un colloque intitulé du « tourisme durable au tourisme équitable » lors duquel le professeur Bernard Schéou, universitaire spécialiste du développement équitable, reviendra sur l’évolution actuelle de la production touristique.
Vaste programme, dont les conclusions devront être relayées largement par le nouveau site web que l’ATES devrait lancer dans les semaines qui viennent.
source: TourMag















