Après un an d'exercice, Bruno Arbonel et Nicolas Ducloux, les deux repreneurs de Méditrad ont réussi à remonter la pente et à éviter les pertes. Nullement inquiétés par les bouleversements politiques de certaines de leurs destinations, ils comptent sur la diversité de leur offre pour compenser les baisses éventuelles des pays perturbés.

Pourtant Nicolas Ducloux et Bruno Arbonel ont le sourire aux lèvres.
Après avoir repris les rênes de l'entreprise en février 2010, ils ont réussi à redresser la barre pour atteindre l'équilibre, malgré une année très chahutée.
Le chiffre d'affaires de 6.5M€ est en hausse de 12% et les bénéfices seront symboliques.
Mais bien plus qu'un redressement économique, les deux actionnaires veulent donner un nouveau souffle à ce TO historique. En effet, Méditrad fut l'un des premiers à créer le concept d'hôtels-clubs dans les années 1954.
Mais depuis, d'autres acteurs sont arrivés sur le secteur, devenu de plus en plus concurrentiel. Alors pour ne pas perdre sa clientèle traditionnelle et conquérir de nouveaux marchés, il lui faut innover.
«Sans tourner le dos à nos clients club habituels, nous voulons nous repositionner sur un tourisme plus qualitatif grâce à une relation directe avec nos partenaires locaux » explique Bruno Arbonel.
Une proximité également entretenue avec les agences de voyage. En effet, le TO n'est pas référencé par les réseaux et doit donc trouver d'autres manières de séduire les vendeurs.
Le club Méditrad a ainsi été réactivé. Il s'agit d'un cercle de 78 agences qui ont signé une convention et bénéficient d'offre exclusives, de promotions et de sur-commissions.
Il mise avant tout sur le tourisme ethnique. « La France compte 2 à 3 millions de Pieds Noirs et de Franco-Algériens. Mais ils se rendent surtout dans leur famille sans visiter le pays » poursuit-il.
Monter ces voyages ne fut pas sans difficultés, notamment du coté hôtelier. « Alger par exemple est une ville d'affaires et ses établissements sont très souvent complets ».
Seconde nouveauté, le Liban avec deux produits dans le pays des Cèdres à partir de 753€ les 4 jours. Enfin, un combiné Jordanie-Syrie à 2395€ est également au programme. Toutes ces prestations sont à retrouver dans la brochure individuelle été 2011, tirée à 40 000 exemplaires.
Si les deux associés ont eu quelques hésitations sur sa programmation, ils n'ont pu se résoudre à l'abandonner. D'autant plus qu'ils sont confiants sur sa reprise.
« Pas besoin de brader la Tunisie car les clients reviendront naturellement. Elle possède des qualités qu'on ne retrouve nulle par ailleurs » assure Nicolas Ducloux.
Pour dynamiser le marché, le TO lance la « Tunisie à la carte » qui permet de composer son séjour, ainsi que trois nouveaux hôtels-clubs. Malgré tout, la saison semble compromise et les voyageurs se reporteront sur d'autres pays.
« La conjoncture n'est pas favorable à la Méditerranée Islamique, mais nous pouvons compenser grâce à notre large production sur la Méditerranée Européenne » rappelle Bruno Arbonel.
Méditrad est en effet présent en Espagne, Crète, Israël Jordanie, Maroc, Italie. De plus, c'est l'un des spécialistes sur Chypre et il lancera dans les prochaines semaines une brochure sur Malte.
Enfin, il ne faut pas négliger son activité de voyage en groupe sur-mesure, qui couvre le monde entier, et qui représente 60% de son activité. Une filière qui marche très bien et qui lui permet d'espérer des résultats très prometteurs pour 2012. Méditrad attend ainsi un chiffre d'affaires de 15M€, pour 15 000 passagers, répartis à égalité entre les groupes et les individuels.
source: TourMag