Maladresse ou première indiscrétion sur le repositionnement des marques et de la distribution de TUI Travel France en janvier prochain ? Le Groupe a démenti à TourMaG.com les propos tenus par Pierre Pélissier, directeur du réseau, à notre confrère L'Echotouristique.

Partant de ce constat, nous avons recueilli, en toute discrétion, quelques avis. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'info (qui n'avait pas vraiment transpiré) a littéralement "scotché" certains franchisés NF.
Car si TUI France décidait d'accélérer le développement de son réseau de franchisés Marmara, pour renouer au plus vite avec la croissance, cela ne manquerait pas d'accroître la confusion qui règne actuellement chez les Mandataires NF.
Certains y verraient même "un appauvrissement supplémentaire de nos agences..."
D'autres, les irréductibles qui résistent encore dans le village gaullois des "anciens contrats", évoquent même une "entrave au contrat", si le principe des "ventes-croisées" de produits était mis en place.
Mais après tout, il n'y a que les imbéciles (et les entreprises florissantes ?) qui ne changent pas d'avis... Pascal de Izaguirre a une feuille de route précise et des objectifs impérieux : faire repartir au plus vite le business.
Un challenge d'envergure compte tenu des nuages qui s'amoncellent en 2012 et des échéances électorales qui plombent moral et portefeuilles.
Aussi, débrider les produits pour booster les ventes des réseaux, des franchisés, des regroupements et des réseaux-amis (CWT-Havas), semble à priori une bonne idée. Il reste à savoir si elle est jouable... et réaliste !
Tout d'abord, recruter massivement des franchisés, ne sera pas chose aisée. Depuis quelques années, le volume des distributeurs est à peu près constant (environ 8000 points de vente).
Les parts de marché vont et viennent. On déshabille Pierre pour habiller Jacques...
On sait que les cohabitations dues aux "milles feuilles" provoqués par les cessions, modifications, associations, fusions sont délicates à gérer et relèvent parfois du casse-tête chinois pur et simple.
Et les agences qui revendent (bien) Marmara ? Seraient-elles ravies de voir leur producteur "préféré" leur faire des infidélités et filer le parfait amour avec son propre réseau en lui accordant quelques (nécessaires) "largesses" exclusives ?
Après tout, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre...
Enfin, la marque Nouvelles Frontières, ne risque-t-elle pas d'être définitivement diluée dans une stratégie de nivellement par le bas, alors même que le Groupe a pour ambition de lui redonner, sinon son lustre d'antan, quelques couleurs ?
Une éventualité à envisager sauf si, bien sûr, les produits estampillés NF n'étaient vendus que dans les agences éponymes, mais cela semble peu probable.
Bien entendu, il ne s'agit ici que de conjectures. Les choix stratégiques opérés tiennent aussi compte de la situation et d'une conjoncture toujours plus délétères.
Pascal d'Izaguirre n'a pas trop droit à l'erreur. Il faut juste espérer qu'il ne confondra pas vitesse et précipitation...
source: TourMag

















