SOS litiges : Emmanuelle Llop, Avocat à la Cour, répond aux questions des lecteurs de TourMaG.com.
- Les taxes aériennes (aéroportuaires, sécurité) sont des impôts collectés (fixés par décret et codifiées FR, QZ, IZ ou FR) par les compagnies pour le compte de l'Etat et générées par le fait de l'embarquement. Si le billet n'est pas utilisé, quelle que soit la cause (annulation, refus d'embarquement, renoncement par le passager), la taxe n'est donc pas due.
Puisqu'elle a été collectée par la compagnie en même temps que le prix du billet, elle doit alors être remboursée au passager, sous peine d'enrichissement sans cause et de détournement de l'impôt.
- Les taxes diffèrent des redevances aériennes qui sont facturées aux compagnies aériennes en fonction des services proposés puis répercutées sur le prix du billet?: atterrissage, passager, de stationnement, livraison de carburant.
- En cas de forfait, le client s'adresse souvent directement à son agence pour obtenir le remboursement des taxes, qui est dû même en cas de billet non-remboursable. Si le client n'a pas la patience d'attendre, l'agence devra le rembourser puis obtenir à son tour le remboursement des taxes via le BSP si elle est IATA ou directement de la part de la compagnie ou du TO (lui-même remboursé par la compagnie).
- Cela a également été jugé en cas de vol sec, les magistrats estimant que le client n'a pas à se préoccuper des relations d'une agence IATA avec le BSP; toutefois , le simple rôle de mandataire d'une agence non IATA devrait permettre de renvoyer le passager directement auprès de la compagnie pour se faire rembourser les taxes.
![]() |
source: TourMag
















