De nouveaux éléments apparaissent dans le rapport publié par le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses, sur les circonstances du crash Rio-Paris. Suite au givrage des sondes "Pitot", l'équipage n'aurait pas suivi la bonne marche à suivre.
« Ce rapport, qui présente les circonstances exactes de l'accident avec des premiers points d'analyse et de nouveaux faits établis à partir de l'exploitation des données des enregistreurs de vol, a pu être établi grâce à la lecture complète des enregistreurs de bord, récupérés début mai 2011 après plusieurs campagnes de recherches sous-marines », indique le BEA dans un communiqué.
Concernant la première phase du vol – du début de l’enregistrement à la déconnexion du pilote automatique – le BEA indique que « le départ du commandant de bord s’est fait sans consignes opérationnelles claires, qu’il n’y a pas eu de répartition explicite des tâches entre les deux copilotes et que la masse et le centrage de l’avion se trouvaient à l’intérieur des limites opérationnelles »
« Concernant la deuxième phase du vol - de la déconnexion du pilote automatique au déclenchement de l’alarme de décrochage – le BEA constate que le pilote automatique s’est désengagé alors que l’avion évoluait en limite supérieure d’une couche nuageuse légèrement turbulente. »
Et ajoute dans son rapport : « Bien qu’ayant identifié et annoncé la perte des indications de vitesse, aucun des deux copilotes n’a appelé la procédure « IAS douteuse » . »
Concernant la 3ème phase du vol - du déclenchement de l’alarme de décrochage à la fin du vol – le BEA indique qu’aucun des pilotes n’a fait référence à l’alarme de décrochage et aucun n’a formellement identifié la situation de décrochage. Enfin, il précise qu'aucune annonce n’a été faite aux passagers.
Il n’y a eu aucun message de détresse émis par l’équipage. L’épave a été retrouvée par 3 900 m de profondeur le 3 avril 2011 à 6,5 milles nautiques et au nord - nord-est de la dernière position émise par l’avion.
source: TourMag















