Le réseau dédié à la gestion des comptes PME/PMI d’American Express est à la dérive après l’expulsion musclée du président Christophe Derumez, par ailleurs actionnaire. Le groupe italien Uvet cherche à prendre le contrôle mais Eurafrique riposte.

Ce dernier, rappelons-le, a été créé il y a deux ans, par d’anciens cadres d’Amex, associés à l’agence de voyages Eurafrique et au groupe italien Uvet. Object pour prendre en charge les budgets PMI et PME dont voulait s’alléger le réseau American Express.
Le 24 mars, deux projets de reprise seront présentés aux actionnaires.
Celui de l’italien Uvet qui a déjà pris une longueur d’avance en investissant, en octobre dernier, 1,2 millions d’euros sans en prévenir les autres actionnaires, si l’on en croit certaines sources…
Uvet qui détient la licence Amex en Italie, souhaiterait faire basculer l’émission de la billetterie d’Avexia sur le groupe Air France, soit un montant d’environ 65 millions d’euros en Italie - ce qui aurait pour effet de gonfler, mécaniquement, la rémunération accordée par Air France de 500 000 euros…
Bien évidemment, Christophe Derumez, l’ancien président d’Avexia mais néanmoins actionnaire, sorti avec fracas par Uvet appuierait ce projet franco-français.
Les autres membres du tour de table restent à convaincre. Philippe Korcia qui ferait alors sortir Uvet, promet une injection de capital « plus importante que les 1,2 millions apportés récemment par les Italiens ».
En attendant, certains associés ont demandé au tribunal de Commerce une expertise des comptes pour trouver une explication à l’injection soudaine des capitaux italiens.
Pendant ce temps, American Express se drape toujours dans le silence…
source: TourMag















