Le CWT Travel Management Institute réalise une étude annuelle sur différents aspects du voyage d’affaires. Cette année, le sujet de l'étude porte sur la recherche de la bonne solution pour optimiser le service aux voyageurs d’affaires.

Carlson Wagonlit Travel estime que le GDS est l’outil de réservation par excellence et que les liens technologiques directs entre fournisseurs et distributeurs tels qu'American Airlines souhaite imposer aux agents américains, sont à rejeter.
Et CWT de rappeler que les GDS gèrent aujourd’hui six milliards de tarifs dont la moitié sont des tarifs négociés pour le compte des entreprises et des agences de voyages.
L’avantage des GDS est qu’ils facilitent la comparaison tarifaire par opposition à de multiples liens directs n’affichant le programme unique d’une compagnie.
Le distributeur estime qu’il faudrait rajouter un coût de 25 dollars par vol si une prolifération de liens directs s’imposait dans le marché.
CWT fait également remarquer que les changements de réservation sont plus simples sur les GDS et qu’un voyage professionnel fait l’objet d’une moyenne de six modifications de réservation.
Autre point en faveur des GDS, la facilitation du contrôle des budgets voyage, de l’assistance en cas d’urgence.
Mais au-delà du GDS, l’étude fait ressortir que le top niveau du service pour le voyageur d’affaires reste l’agent de voyages à demeure avant le plateau d’affaires ou le service de réservation régional ou global.
A l’inverse, c’est l’utilisation des self booking tools qui permettent de faire de réelles économies sur les budgets voyages. Jusqu’à 20% des coûts opérationnels puisqu’il n’y a aucune intervention d’un agent de réservation, et 7% sur les billets en Amérique du Nord.
A condition que ces derniers soient configurés de telle sorte qu’ils correspondent bien aux besoins des voyageurs d’affaires tout en respectant la politique définie par les travel managers.
Parmi les entreprises clientes de CWT interrogées pour cette étude, le taux d’adoption des réservations en ligne (OBT) atteint 52% en moyenne.
Mais il reste du chemin à faire pour convaincre les voyageurs ou leurs assistantes de passer aux réservations en ligne. Par pays, le taux d’adoption des OBT est en effet de 44% en Australie mais seulement de 26% en France et de 19% en Allemagne.
L’étude qui a été réalisée auprès de 2439 voyageurs et 204 gestionnaires de voyages de 15 entreprises à travers le monde donne un reflet, même partiel, des grandes tendances du voyage d’affaires.
Elle est consultable sur le site www.carlsonwagonlit.com/en/global/tmi/
source: TourMag
















