Portées par près de six millions de visiteurs étrangers et une progression soutenue des arrivées aériennes, les recettes touristiques internationales du Brésil ont augmenté de 9,4 % entre janvier et juillet 2026. Au-delà de la fréquentation, ces résultats témoignent de la capacité du tourisme à irriguer les économies locales et à créer de la valeur dans les destinations.
Le Brésil ne se contente plus d’attirer davantage de voyageurs internationaux : il transforme progressivement cette attractivité en retombées économiques concrètes. Entre janvier et juillet 2026, les visiteurs étrangers ont dépensé 6,543 milliards de dollars US dans le pays, contre 5,977 milliards au cours de la même période en 2025, soit une progression de 9,4 %, selon les données publiées par la Banque centrale du Brésil.
Le seul mois de juillet a généré 899 millions de dollars US de recettes touristiques internationales. Un résultat qui ne se limite pas aux performances du secteur hôtelier, puisque chaque séjour mobilise un écosystème beaucoup plus large, composé de restaurants, de guides, de transporteurs, de commerces, d’acteurs culturels, d’artisans et de prestataires d’expériences.
Une croissance qui se mesure aussi dans les territoires
Derrière ces 6,5 milliards de dollars apparaît l’un des enjeux majeurs du développement touristique brésilien : mieux répartir les bénéfices liés aux flux internationaux entre les secteurs d’activité, mais aussi entre les différentes régions du pays.
La diversification des destinations mises en avant permet en effet de dépasser les grandes portes d’entrée traditionnellement associées au Brésil et d’orienter progressivement les voyageurs vers d’autres territoires. Patrimoine, nature, gastronomie, culture, tourisme communautaire ou expériences immersives peuvent ainsi contribuer à prolonger les séjours et à élargir la chaîne de valeur touristique.
Pour Bruno Reis, président d’Embratur, ces résultats illustrent précisément la portée économique de chaque arrivée internationale :
Lorsqu’un touriste international choisit le Brésil, l’impact de ce voyage touche différents pans de l’économie. Les 6,5 milliards de dollars mobilisés au cours des sept premiers mois montrent l’ampleur de cette chaîne et, grâce à la diversification dans la promotion des destinations, le tourisme international contribue à la circulation des ressources dans différentes activités et dans plusieurs régions du pays. »
Cette lecture replace la dépense touristique au cœur de la stratégie de destination. Le nombre de visiteurs demeure un indicateur essentiel, mais il ne suffit plus à lui seul à mesurer la performance du secteur. La durée des séjours, la consommation de produits locaux, le recours à des prestataires implantés dans les territoires et la répartition géographique des flux permettent d’apprécier plus justement la valeur réellement créée par le tourisme.
Près de six millions de visiteurs internationaux
La progression des recettes accompagne une fréquentation internationale particulièrement dynamique. Durant les sept premiers mois de 2026, le Brésil a accueilli près de six millions de touristes étrangers, confirmant le regain d’intérêt pour une destination dont l’offre s’étend bien au-delà de ses paysages les plus emblématiques.
Cette croissance traduit également les effets d’une promotion davantage diversifiée, capable de présenter le pays comme une mosaïque de destinations et d’expériences. De l’Amazonie aux grandes métropoles culturelles, des plages du Nordeste aux territoires viticoles du Sud, le Brésil dispose d’une profondeur touristique susceptible de répondre aux nouvelles attentes des voyageurs, notamment en matière de nature, de rencontres, d’identité locale et d’expériences porteuses de sens.
L’enjeu sera désormais de convertir cette progression quantitative en croissance durable, en veillant à ce que les recettes générées bénéficient réellement aux territoires d’accueil et contribuent à la préservation de leurs patrimoines naturels et culturels.

La connectivité aérienne, moteur de l’attractivité brésilienne
La dynamique observée repose largement sur le transport aérien. Entre janvier et juillet 2026, les arrivées internationales par avion ont progressé de 12 % par rapport à la même période de 2025. Les aéroports ont représenté plus de 68 % des entrées de touristes étrangers sur l’ensemble de la période, une proportion qui a dépassé 77 % au mois de juillet.
Ces chiffres rappellent le rôle stratégique de la connectivité internationale dans le développement touristique du Brésil. L’ouverture de nouvelles liaisons, l’augmentation des fréquences et l’amélioration des correspondances ne facilitent pas uniquement l’accès au pays : elles déterminent également la capacité des destinations secondaires à intégrer les itinéraires des voyageurs internationaux.
Dans un territoire aux dimensions continentales, la compétitivité touristique dépend donc autant de la visibilité du pays sur les marchés émetteurs que de la fluidité des connexions permettant ensuite de circuler entre ses régions.
De la croissance des flux à la création de valeur
La hausse simultanée des arrivées et des dépenses place le Brésil dans une dynamique favorable, mais elle invite surtout à regarder au-delà des volumes. La véritable réussite résidera dans la capacité du pays à prolonger les séjours, à favoriser les expériences locales et à diffuser plus largement les retombées économiques du tourisme.
Avec près de six millions de visiteurs et plus de 6,5 milliards de dollars dépensés en sept mois, le Brésil confirme ainsi son attractivité internationale. Il démontre également qu’une destination peut transformer la croissance de ses flux en un levier économique plus transversal, à condition que la connectivité, la diversification de l’offre et l’ancrage territorial avancent dans une même direction.
