Du 15 au 17 septembre 2026, IFTM Top Resa retrouvera Paris Porte de Versailles avec un fil rouge qui dépasse largement les seuls enjeux commerciaux du salon : « La valeur du voyage – Révélons ensemble ce qui crée de l’impact ». À l’heure où le tourisme interroge ses modèles, ses usages et sa contribution réelle aux territoires, cette édition entend replacer au centre du débat une question essentielle : que produit réellement le voyage, et que laisse-t-il derrière lui ?
Il est des voyages que l’on compte en kilomètres, d’autres en nuitées, en recettes, en arrivées aux frontières. Et puis il y a ceux dont la valeur échappe aux colonnes des tableaux.
Un voyage peut faire vivre une famille. Maintenir un artisan dans son village. Faire renaître une maison que l’on croyait condamnée. Donner à un jeune l’envie de rester sur sa terre plutôt que de la quitter. Il peut rapprocher deux langues, deux cultures, deux regards qui, sans lui, ne se seraient peut-être jamais croisés.
C’est cette question, en apparence toute simple, qu’IFTM Top Resa 2026 a choisi de poser à l’industrie touristique :
que vaut réellement un voyage ?
Du 15 au 17 septembre 2026, Paris redeviendra pour trois jours l’un des grands carrefours du tourisme international. Porte de Versailles, professionnels, destinations, voyagistes, hôteliers, institutionnels, entrepreneurs, acheteurs, experts et journalistes se retrouveront comme ils le font chaque année.
Mais cette fois, sous une invitation qui mérite que l’on s’y attarde :
La valeur du voyage. Révélons ensemble ce qui crée de l’impact.
Derrière les chiffres, des territoires
Pendant longtemps, le tourisme a raconté ses performances avec une grammaire relativement simple : davantage de visiteurs, davantage de nuitées, davantage de dépenses. Ces indicateurs restent évidemment indispensables. Pour de nombreux pays et territoires, le tourisme demeure une source majeure d’emplois, de devises, d’investissements et d’activité économique.
Mais la période actuelle oblige l’industrie à regarder plus loin.

Une destination peut accueillir davantage de visiteurs tout en fragilisant ses ressources naturelles. Elle peut multiplier les investissements sans que ceux-ci profitent suffisamment aux communautés locales. Elle peut gagner en notoriété internationale tout en perdant progressivement ce qui faisait précisément sa singularité.
La notion de valeur prend alors un autre sens. Elle ne se limite plus à ce que le tourisme rapporte, mais inclut ce qu’il préserve, ce qu’il transmet et ce qu’il permet de construire dans la durée.
C’est cette évolution qu’IFTM souhaite mettre en lumière cette année en articulant sa programmation autour de plusieurs dimensions complémentaires : valeur économique et territoriale, valeur humaine et relationnelle, valeur durable et collective.
La nuance est importante. Elle marque le passage d’un tourisme longtemps mesuré principalement par ses volumes à une industrie qui commence à s’interroger davantage sur la qualité de ses impacts.
La question n’est plus seulement de savoir combien rapporte le tourisme, mais ce qu’il laisse derrière lui. »
Cette réflexion concerne désormais aussi bien les grandes destinations internationales que les territoires émergents, les groupes hôteliers, les tour-opérateurs ou les petites entreprises locales. Chacun, à son échelle, doit désormais répondre à la même question : comment créer de la valeur sans épuiser ce qui rend justement le voyage désirable ?
Voyager demain : technologie, start-up et singularité des lieux
L’édition 2026 sera largement traversée par les questions technologiques. Intelligence artificielle, data, distribution, nouvelles interfaces de réservation et automatisation modifient déjà profondément le parcours du voyageur, mais aussi la manière dont les professionnels conçoivent, commercialisent et pilotent leurs offres.
Cette effervescence trouvera naturellement son prolongement dans la Tech Zone et le Start-Up Village, où de jeunes entreprises viendront confronter leurs solutions aux réalités du marché. Le Start-Up Contest, devenu l’un des rendez-vous emblématiques d’IFTM Top Resa, mettra une nouvelle fois en lumière les innovations susceptibles de transformer concrètement l’industrie touristique. Le salon annonce une vingtaine de start-up autour de cette compétition, dans un secteur où l’innovation ne se mesure plus seulement à la nouveauté technologique, mais à sa capacité à répondre à des besoins réels : simplifier les opérations, améliorer l’expérience du voyageur, mieux exploiter la donnée ou accompagner les entreprises dans leur transition.
L’intelligence artificielle promet désormais de construire un itinéraire en quelques secondes, de traduire instantanément une conversation, de recommander une expérience selon des préférences individuelles ou encore d’anticiper certains comportements de consommation. Pourtant, cette évolution produit aussi un paradoxe intéressant :
Plus la technologie rend le voyage accessible, fluide et personnalisable, plus la singularité des lieux devient précieuse.
Ce que les outils numériques ne peuvent pas standardiser prend alors davantage de valeur : un savoir-faire, une conversation imprévue, la personnalité d’un village, une recette transmise depuis plusieurs générations ou cette sensation particulière que provoque un territoire lorsqu’il ne cherche pas à ressembler à un autre.
Les gagnants de Startup Contest - IFTM TopResa 2025
Quand le durable quitte le registre de la promesse
La durabilité occupera naturellement une place importante dans cette édition, notamment avec le retour du Village des Initiatives Durables By m'NO.
Depuis plusieurs années, le mot « durable » accompagne presque systématiquement les stratégies touristiques. Il figure dans les plans de développement, les campagnes institutionnelles, les engagements hôteliers et les discours de destinations. À force d’être utilisé, il a parfois fini par perdre une partie de sa substance.
Or la transformation du tourisme ne se fera pas avec des adjectifs.

Elle se fera avec des indicateurs, des responsabilités clairement définies, des investissements, des méthodes de gestion, des formations, des outils de suivi et des décisions qui ne produisent pas toujours des résultats visibles immédiatement.
Le véritable changement se trouve sans doute là : le tourisme durable quitte progressivement le territoire du discours pour entrer dans celui de la gestion.
Comment mesure-t-on une réduction de consommation d’eau ? Comment évalue-t-on la part réelle des achats locaux ? Quel pourcentage des emplois créés bénéficie aux communautés du territoire ? Quels effets une activité touristique produit-elle sur les petites entreprises environnantes ? Et comment sait-on, au-delà d’une déclaration d’intention, qu’une politique environnementale fonctionne réellement ?
Ce sont ces questions, plus techniques mais essentielles, qui détermineront la crédibilité des engagements de demain.
La présence d’ateliers, de solutions, de retours d’expérience et de formats consacrés aux initiatives durables traduit cette évolution. La durabilité devient progressivement une compétence professionnelle à part entière, au même titre que le marketing, la gestion des revenus ou la distribution.
Le retour du prix La Plume Verte by IFTM x ADONET, accompagné cette année d’un Prix Spécial Destinations, ajoute une autre dimension à cette transformation : celle du récit. Car les territoires ne doivent pas seulement changer leurs pratiques ; ils doivent aussi apprendre à raconter autrement leur développement touristique, loin des images interchangeables et des promesses trop parfaites.
L’Afrique et les nouveaux récits touristiques
La troisième édition de la Convention Afrique s’inscrit elle aussi dans cette volonté de regarder le tourisme depuis de nouvelles perspectives.
Le continent africain a longtemps été raconté par le tourisme à travers quelques images dominantes : plages, safaris, désert, patrimoine ou exotisme. Elles ont participé à construire son attractivité, mais elles ne suffisent plus à exprimer la diversité de ses territoires ni les ambitions d’une nouvelle génération d’acteurs.

Des destinations africaines cherchent aujourd’hui à développer des modèles davantage ancrés dans les économies locales, à valoriser des patrimoines encore peu connus, à structurer les petites et moyennes entreprises touristiques et à faire du tourisme un véritable outil de développement territorial.
La question n’est donc plus uniquement de savoir comment attirer davantage de visiteurs internationaux, mais comment s’assurer qu’une plus grande part de la valeur créée reste dans les territoires.
Cette logique de multiplicateur local devient essentielle. Lorsqu’un hôtel achète auprès d’un producteur local, qu’un restaurant valorise les produits du territoire, qu’une destination accompagne ses artisans ou qu’un opérateur emploie et forme les habitants, le tourisme cesse d’être une économie parallèle au territoire : il commence réellement à en faire partie.
C’est probablement dans cette capacité à créer des liens entre les grands flux internationaux et les petites économies locales que se trouve une partie de l’avenir du tourisme africain, mais également de celui de nombreuses destinations méditerranéennes.
Et finalement, la rencontre

Il reste pourtant un paradoxe.
À l’heure où une réunion peut réunir Tunis, Paris, Riyad ou Singapour sans que personne ne quitte son bureau, où un contrat peut être signé à distance et où une intelligence artificielle peut préparer un rendez-vous mieux qu’un assistant humain, des milliers de professionnels continuent chaque année de prendre un train ou un avion pour se retrouver dans les allées d’un salon.
Sans doute parce qu’aucune technologie n’a encore totalement remplacé un regard, une conversation imprévue ou cette confiance qui se construit parfois en quelques minutes entre deux rendez-vous.
Le tourisme est une industrie de chiffres considérables, mais il demeure profondément relationnel. Une destination peut disposer du meilleur plan marketing du monde ; sans confiance avec les professionnels qui la commercialisent, elle avancera difficilement. Une entreprise peut maîtriser toutes les technologies disponibles ; sans comprendre les femmes et les hommes auxquels elle s’adresse, elle restera éloignée de leurs attentes.
C’est peut-être aussi pour cela que des rendez-vous comme IFTM Top Resa conservent leur importance.
On y vient pour présenter une destination, signer un contrat, rencontrer un partenaire ou découvrir une technologie. Mais on y vient aussi pour écouter ce qui se dit entre les lignes, comprendre les tendances avant qu’elles ne deviennent évidentes et parfois faire naître un projet qui n’existait pas encore quelques heures auparavant.
Le thème choisi pour cette édition 2026 paraît alors presque naturel.
La valeur du voyage ne réside pas uniquement dans le nombre de personnes qu’il déplace ni dans l’argent qu’il génère. Elle se trouve également dans les liens qu’il crée, les territoires qu’il aide à préserver, les économies locales qu’il peut renforcer et les histoires qu’il permet de transmettre.
Du 15 au 17 septembre, Paris accueillera une nouvelle fois une grande partie du monde professionnel du tourisme. On y parlera de marchés, d’intelligence artificielle, de distribution, de durabilité, de nouvelles destinations et de performances économiques.
Mais derrière toutes ces conversations subsistera une question beaucoup plus simple, et probablement beaucoup plus importante :
qu’avons-nous envie que le voyage apporte aux territoires qu’il traverse, et que souhaitons-nous qu’il leur laisse ?
IFTM Top Resa 2026 se tiendra du 15 au 17 septembre 2026 à Paris Porte de Versailles. Le salon réunira plus de 32 000 professionnels, 1 650 marques et 177 destinations. L’Ouzbékistan sera la destination à l’honneur et l’édition sera placée sous le thème « La valeur du voyage – Révélons ensemble ce qui crée de l’impact ».
.png)
Tourismag est Media Partner officiel d’IFTM Top Resa 2026 pour la deuxième année consécutive. Une couverture éditoriale spéciale accompagnera le salon avant, pendant et après les trois journées parisiennes.

